CÉRÉMONIE D’OUVERTURE DE L’ATELIER DE VALIDATION DES STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LES SALMONELLOSES, LA MALADIE DE NEWCASTLE, LA BRUCELLOSE ET LA TUBERCULOSE.

Le Ministre du Développement Rural M Modibo KEITA a présidé ce Jeudi 23 juin 2022, dans la salle de réunion du PRAPS PADEL MALI l’atelier de validation des stratégies de lutte contre les Salmonelloses, la Maladie de Newcastle, la Brucellose et la Tuberculose. Etaient présents, les membres du cabinet du développement Rural, le coordinateur du Projet, le Directeur national des services vétérinaires, le président de l’ordre des vétérinaires entres autres.

Le sous-secteur de l’élevage représente environ 15 % du PIB du Mali. Notre pays exporte environ 20 % de ses produits animaux dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Par conséquent, le sous-secteur de l’élevage est un élément clé de l’économie malienne, mais son développement est entravé par les zoonoses et les maladies transfrontières.

Les maladies zoonotiques sont des maladies qui peuvent se propager entre les animaux et les êtres humains. La plupart des maladies infectieuses humaines connues trouvent leur source chez les animaux. Justement les maladies zoonotiques représentent une préoccupation nationale majeure pour le Mali.

Le contexte au Mali est caractérisé par la faune sauvage cohabitant avec le bétail et les humains en particulier dans les zones rurales, offrant un cadre idéal pour l’émergence et la propagation des maladies zoonotiques.

Par exemple, l’aviculture est un secteur porteur de croissance en milieu urbain et périurbain et son apport socio-économique permet de lutter contre la malnutrition et la pauvreté en milieu rural. Or les pathologies comme les salmonelloses aviaires et la maladie de Newcastle constituent de sérieux freins à son développement.

C’est dans cette optique le PADEL-M a commis des consultants en vue d’élaborer des stratégies de lutte contre les salmonelloses aviaires, la maladie de Newcastle, la tuberculose et la brucellose. Cela sur initiative du Ministère du Développement Rural à travers la Direction nationale des services vétérinaires. L’objectif global de l’atelier est la validation des stratégies de lutte contre les maladies ciblées : salmonelloses et maladie de Newcastle en aviculture ; brucellose et tuberculose en élevage de bovins. Spécifiquement il s’agit de :  Partager lesdites stratégies avec les différents acteurs concernés ; Recueillir les avis, commentaires et ajouts des intervenants ; Prendre en compte les amendements ainsi proposés en vue d’enrichir, de finaliser et valider les stratégies.

Le Projet d’Appui au Développement de l’Elevage au Mali (PADEL-M) se fixe comme objectif « d’améliorer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale, issus de systèmes non pastoraux dans les filières sélectionnées (bétail/viande, lait, aviculture et aquaculture) et de renforcer les capacités du pays à répondre aux crises ou urgences éligibles ».

Pour le Ministre KEITA, cet atelier répond à un besoin pressant « La mise en œuvre des activités de cette sous composante contribue à réduire les pertes dues à la mortalité et la morbidité des animaux et améliorer la santé publique vétérinaire. Parmi ces activités il y a le renforcement des systèmes de surveillance des maladies animales émergentes et ré-émergentes et autres maladies animales prioritaires, le soutien de programmes de vaccination et de campagnes de sensibilisation, la promotion de la santé publique et de la sécurité alimentaire par une amélioration du contrôle de qualité des produits d’origine animale, l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de lutte contre les maladies animales.

Ces actions s’inscrivent en droite ligne dans les priorités des plus Hautes Autorités de notre pays et c’est pourquoi, le Président de la Transition, Chef de l’Etat le Colonel Assimi GOÏTA, lors de la douzième session du Conseil Supérieur de l’Agriculture a instruit de mette l’accent sur la surveillance des maladies animales pour la préservation de la santé animale et humaine. » affirme le responsable du département rural.

L’étude réalisée par le Laboratoire Centrale Vétérinaire de Bamako en 2020, qui couvre les bassins laitiers des zones péri-urbaines de Kayes, Koulikoro/Bamako District, Sikasso, Ségou et Mopti, a donné des prévalences individuelles les plus élevées dans le périurbain de Koulikoro/Bamako (4,5%) et celui de Mopti (4,0%).  Cette étude a montré que les races exotiques et leurs métis sont plus atteints que les races locales (6,82% contre 0,63%).

En ce qui concerne la brucellose, les enquêtes épidémiologiques et les diagnostics réalisés durant plusieurs années, ainsi que les rapports sur la situation zoo-sanitaire adressés annuellement à l’OIE par la Direction Nationale des Services Vétérinaire, ont montré que la brucellose sévit à l’état enzootique dans différentes régions du pays avec des prévalences variables selon les tests utilisés, les périodes, les catégories d’élevages, les espèces et les races élevées. La brucellose bovine sévit également dans tous les pays voisins du Mali.

 

Modibo KIETA a tenu à rappeler que le sous-secteur de l’Elevage, de par son importance stratégique dans l’économie malienne, figure en bonne place dans les actions prioritaires du Gouvernement du Mali.  En termes d’effectifs de cheptel, le Mali occupe la première place dans la zone UEMOA et la deuxième place dans l’espace CEDEAO après le Nigeria. Le Mali a tout intérêt à préserver la santé animale et humaine.

                                                   Cellule de Communication MDR

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